EPEA
Le Groupe Van Gansewinkel a signé un contrat de collaboration avec le Prof. Michael Braungart, fondateur du concept Cradle to Cradle, et son organisation Environmental Protection Encouragement Agency (EPEA).
Interview
Braungart : le Groupe Van Gansewinkel tisse la toile du Cradle to Cradle
Les connaissances du fournisseur de services en matière de déchets permettent de créer un circuit sans fin
Les déchets, cela n’existe pas. Les déchets, ce sont des aliments. Tel est l’avis du Groupe Van Gansewinkel et de Michael Braungart, père de la pensée Cradle to Cradle. Selon Braungart, le système industriel mondial doit changer rapidement. « Et le Groupe Van Gansewinkel tient un rôle clé dans ce processus d’évolution. »
Le professeur allemand Braungart, créateur de l’EPEA, a cherché un partenaire qui pouvait relier les flux de matériaux provenant des différentes entreprises. Il en est arrivé au Groupe Van Gansewinkel. « La droiture et l’honnêteté du Groupe Van Gansewinkel m’ont séduit », indique Braungart. « Ils sont prêts à porter le changement et ont eux-mêmes changé. Ce n’est plus seulement une entreprise active dans le secteur des déchets, c’est aussi un fournisseur de matières premières capable de gérer parfaitement les différents flux de déchets. Le principal atout du Groupe réside dans ses connaissances logistiques. »
D’après le scientifique, le Groupe Van Gansewinkel a ouvert la voie au Cradle to Cradle dans le Benelux. « Outre la logistique de retour, ils allient les connaissances techniques sur les produits à la connaissance des matériaux et des techniques de séparation, de recyclage et de traitement. Van Gansewinkel est un peu comme l’araignée qui tisse la toile du Cradle to Cradle. »
Selon la philosophie Cradle to Cradle, il n’existe plus de déchets si les produits sont conçus de manière à créer des circuits sans fin. « La nature donne l’exemple », affirme Braungart. « Les matières organiques nourrissent la biosphère tandis que les autres substances aboutissent dans la technosphère, où elles peuvent être réutilisées à l’infini, sans la moindre perte de qualité. »
Braungart pense que les produits doivent être fabriqués de manière à pouvoir intégrer l’un des circuits dans la phase de déchets. « Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais il est important que les entreprises entament les démarches dès à présent. De plus en plus, nous perdons notre dignité et entachons les droits de l’homme. Je veux dire par là que chaque année, nous laissons mourir 5 millions d’enfants parce qu’ils n’ont pas d’eau potable. Ce n’est vraiment pas nécessaire. »
Braungart souligne le fait que le Cradle to Cradle n’est pas qu’un concept de durabilité. « La durabilité ne suffit pas. Elle revient traditionnellement à rendre les produits moins mauvais. Mais moins mauvais ne veut pas dire bon. »
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