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Ne sous-estimez pas les déchets à Copenhague
16 décembre 2009
Les chefs d’Etat considèrent le sommet sur le climat de Copenhague comme un moment crucial de l’humanité. Les dirigeants de notre génération doivent prouver qu’ils sont capables de résoudre les défis du 21ème siècle et de maintenir la qualité de la vie sur la terre pour les générations à venir. Le réchauffement global n’est pas l’unique défi à résoudre. Le manque de matières premières est certainement aussi crucial.
Le secteur des déchets et du recyclage peut et veut participer de façon claire et mesurable à un succès durable. Car dans les déchets d’aujourd’hui se cachent les matières premières et l’énergie renouvelable de demain. Les déchets ne consistent plus un produit de moindre importance.
A l’heure actuelle, le secteur des déchets arrive déjà à réaliser une réduction d’émission de CO2 de 4 millions de tonnes. Grâce au transport des déchets efficace, grâce à l’utilisation de véhicules propres ou encore, grâce au transport maritime et ferroviaire et aux centrales d’énergie de déchets modernes. Mais aussi en recyclant et en évitant qu’un produit devienne déchet de sorte que les matières premières naturelles restent dans l’environnement. Le recyclage de produits résiduels en nouvelles matières premières mène dans pratiquement tous les cas à une réduction de CO2.
En évitant qu’un produit ne devienne un déchet, on s’attaque directement au problème de la rareté des matières premières et de CO2.
C’est pourquoi le thème des déchets doit absolument être entamé à Copenhague. Tout comme le concept de Cradle to Cradle selon lequel on évite la production de déchets dès la phase de conception d’un produit. Les Pays-Bas peuvent jouer un rôle pionnier dans ce domaine.
Cela commence dès la phase de conception et de développement des (nouveaux) produits. C’est ici que l’on peut faire la différence, en choisissant les matières premières et les matériaux appropriés. Le secteur des déchets et du recyclage contribue fortement à ce choix grâce à ses connaissances au niveau des matières et des techniques de recyclage. Ensuite, le secteur joue un rôle très important en tant que prestataire de logistique et en se chargeant du recyclage en regagnant des matières premières précieuses provenant des produits en phase finale de vie. Ces matières premières forment ensuite la source de nouveaux produits. Ainsi, le cercle se referme et aucun déchet n’est produit.
Ce qui est bien, c’est qu’en pensant de cette façon, on ne résout pas seulement la problématique des matières premières, mais on contribue de façon positive au combat mené contre le réchauffement global. Nous invitons volontiers les chefs d’Etat de Copenhague à nous aider à refermer le cercle. Car sans la collaboration des gouvernements et des citoyens qui finalement doivent trier les déchets, nous n’y arriverons pas. Rassembler plusieurs chaines différentes ressort d’un défit complexe mais offre cependant l’unique possibilité de réussir durablement. Nous enfilons nos gants et nous nous transformons ainsi de prestataires traditionnels de services dans le domaine des déchets en fournisseurs de matières premières. Le déchet n’existe pas. Ce n’est pas pour rien notre vision.
Ruud Sondag
CEO Van Gansewinkel Groep