Déchets dangereux

Les solvants, la peinture, les accumulateurs, les pulvérisateurs, les cartouches de mastic, les eaux usées sont autant de déchets dangereux qui ne peuvent pas être rejetés dans l’environnement. L’année passée, nous avons traité environ 600 000 tonnes de déchets de ce type. Chaque kilo a fait l’objet d’une approche correcte et durable. Nous transformons les déchets dangereux en nouvelles matières premières et en énergie.
Le flux de déchets dangereux est hétérogène et nécessite donc différents types de traitement. Certains solvants, par exemple, sont apportés à l’industrie du ciment dans un camion-citerne de 20 000 litres. Ce secteur utilise les solvants comme combustibles dans le procédé de production du ciment. Les matières premières primaires comme le pétrole, le charbon et le gaz naturel peuvent ainsi rester dans leur milieu naturel.
D’autres solvants conviennent, quant à eux, pour la distillation. Nous transportons alors ces liquides dangereux vers des distilleries qui parviennent à en extraire les saletés pour ne récolter que des matières premières pures comme de l’éthanol.
Les déchets dangereux solides se prêtent également à diverses applications utiles. Les accus collectés, par exemple, sont dirigés vers des fonderies de plomb et des entreprises de traitement de métal. Le plomb provenant d’un accu est ainsi réutilisé pour produire une nouvelle batterie. Environ 15 % des déchets dangereux sont incinérés et transformés en énergie. Grâce à la température élevée régnant dans l’incinérateur et à l’épuration des gaz de combustion, il ne reste plus rien des substances toxiques.